Le cours de Contrôle des puits (Well Control) est un enseignement fondamental pour les ingénieurs en forage pétrolier. Il vise à fournir les connaissances essentielles et les compétences pratiques nécessaires pour prévenir, identifier et maîtriser les incidents de type "kick" ou éruption dans les opérations de forage.

Le contrôle des puits représente un enjeu majeur de sécurité dans les travaux de forage, de complétion, de workover et d’abandon des puits. Ce cours introduit les principes physiques de l’équilibre des pressions dans le puits, l’analyse des pressions hydrostatiques et hydrodynamiques, ainsi que les méthodes de prévention et d’intervention en cas de perte de contrôle.

L’apprentissage est structuré autour des notions suivantes :

·            Pressions dans le puits (pression de formation, pression de fracture, pression hydrostatique),

·            Mécanismes d’apparition des kicks et leurs signes avant-coureurs,

·            Procédures d’arrêt immédiat (shut-in) et calculs préliminaires nécessaires à la maîtrise d’un influx,

·            Méthodes de contrôle du puits (Méthode du foreur, méthode d’attente et poids, stripping),

·            Tolérance au kick et marges de sécurité opérationnelles,

·            Essais des équipements de contrôle (BOP, circuits de circulation).

Ce cours est fortement orienté vers la pratique opérationnelle, avec des exemples issus de l’industrie pétrolière et des exercices de calcul appliqué. Il prépare l’étudiant à réagir de manière rigoureuse et efficace face aux situations critiques pouvant menacer la sécurité des personnes, des installations et de l’environnement.

Fiche méthode : Utiliser un microscope polarisant 

1.  Principe.  

Le microscope polarisant est un instrument d’optique muni de filtres spéciaux pour l’observation et l’identification des minéraux. Il utilise pour cela les propriétés optiques des cristaux qui modifient les caractéristiques de la lumière qui les traversent. Lorsqu’une lame mince de roche (30 micromètres d’épaisseur) est traversée par la lumière naturelle, il est difficile d’identifier les différents cristaux car ils ont tous des couleurs relativement voisines et faciles à confondre. Les deux filtres du microscope polarisant de même nature sont capables de modifier la façon dont la lumière se propage. On dit que ces filtres polarisent la lumière. 

 

2.  Fonctionnement. 

On savait depuis le XIXe siècle que la lumière a un comportement ondulatoire (onde électromagnétique). Albert EINSTEIN a démontré au début du XXe siècle que la lumière avait aussi un comportement particulaire (chaque particule de lumière est appelé photon). 

L'application de cette double nature particulaire et ondulatoire de la lumière dans l'explication de l'effet photoélectrique (EPE) a valu le prix Nobel à Albert EINSTEIN en 1921.

 

Les deux filtres polarisants d'un microscope "polarisant" sont appelés polariseur et analyseur.

Ce dernier est escamotable pour permettre une observation en lumière polarisée non analysée (LPNA) ou en lumière polarisée et analysée (LPA). 

 

Dans les schémas ci‐dessous, on a schématisé la lumière naturelle pour 4 photons différents vibrant dans 4 plans différents. La lumière se propage dans toutes les directions


 

Un filtre polarisant est une feuille de plastique incorporant des cristaux parallèles les uns aux autres. Il a la particularité d'absorber les photons vibrant dans un plan perpendiculaire à la direction de l'alignement des cristaux. Il laisse passer les photons vibrant dans le plan de l'alignement des cristaux : cette lumière est dite polarisée.  

 

 

 

 

Lorsqu’on allume un microscope polarisant, si les deux filtres sont croisés et qu’il n’y a pas de lame mince sur la platine, aucune lumière n’est visible dans l’oculaire : on a « fait le noir ».  

En effet, lorsque le polariseur et l’analyseur sont croisés, c'est‐à‐dire perpendiculaires l’un par rapport à l’autre, la lumière sortant du polariseur est arrêtée par l’analyseur : il y a extinction. Aucune lumière n’est visible dans l’oculaire. 

 

                   

 

 

Lorsqu’un cristal est placé entre le polariseur et l’analyseur, ce cristal dévie la lumière polarisée issue du polariseur et modifie ses caractéristiques. L’analyseur agit ensuite sur la lumière polarisée en modifiant les teintes, qui sont ainsi caractéristiques du cristal observé. Ces couleurs de polarisation servent de « signature » pour identifier les minéraux (Cf. clé de détermination). 


 


3.  Mise en œuvre.

       Disposer correctement le microscope sur la table. 

       Le brancher et l’allumer. 

       Placer la lame mince sur la platine tournante, et centrer l’objet à observer. 

       Faire une première mise au point (macro puis micro‐vis), en lumière polarisée non analysée (LPNA). 

       Explorer l’ensemble de la préparation pour rechercher une zone pertinente. 

       Pour changer l’objectif, tourner le barillet, la mise au point se corrige à l’aide de la vis micrométrique. 

       Critère à rechercher en LPNA : la teinte naturelle des minéraux, le pléochroïsme de certains minéraux, le relief, la présence de verre, qui apparaît noir. 

       Passer en LPA en mettant le filtre escamotable (l’analyseur). 

       « Faire le noir », tourner le filtre escamotable (l’analyseur) afin de la placer perpendiculairement au polariseur. 

       Tourner la platine sur laquelle est disposé l’objet, afin d’observer : les variations de teinte de polarisation ou biréfringence, l’extinction des minéraux. 

 

 

4.  Résultat attendu. 

       L’objet que vous observez doit être net, correctement éclairé et placé au centre du champ. 

       Le grossissement utilisé doit être adapté à l’objet que vous observez.